Brasil – Chapada Diamantina : 5 jours au cœur du Vale do Pati

Bon, je te le dis de suite, il n'y aura pas beaucoup de photos car je me suis pas méfiée et les piles de mon appareil ont lâché au bout du 2e jour, et j'en avais pas en stock (alors que quand c'est une batterie, je me fais plus avoir). J'en suis désolée pour toi d'avance, il faudra que tu ailles voir sur place directement ;)
Si quand l'appareil s'est éteint j'ai ressenti un peu de colère, c'est vite passé car j'y ai vu là l'occasion de vivre à fond ma rando pour moi, très égoïstement, sans penser à quelles photos j'avais besoin de prendre pour illustrer mon post. Bien sur que moi aussi je n'aurai pas le souvenir physique, mais c'est quelque part dans ma mémoire; et comme souvent aucun cliché ne rend vraiment la beauté réelle des lieux car c'est un tout qui y contribue. Alors pas de regret ;)

Mon récit et le peu de photos ne te feront pas t'évader autant que ce que j'ai ressenti en vrai et ne convaincront peut-être pas, mais je t'assure que ce trek au cœur du Vale do Pati vaut vraiment le coup (et le coût), et si tu as l'occasion un jour de le faire, ni dudes amig@ !
Dire que je ne comptais même pas passer par la Chapada à la base...

Jour 1: Capão – casa da dona Lea  
Je retrouve Adelson à 8h30 et on part en moto (lui avec la sienne, moi en moto-taxi) vers Bomba, au bout du Vale do Capão, où passe un rio qui marque le début de l'aventure.
Si je n'ai que mon sac de 30 litres mais dont le poids ne variera guère au cours des 5 jours (justes quelques snacks vont disparaître, le reste c'est des habits, de l'eau) celui d'Adelson est super chargé (dans les 18kg) puisqu’il a des provisions pour quelques jours et du matos. Mais je vais constater que ce ne sera pas un handicap pour lui vu la vitesse à laquelle il marche, peu importe le terrain : un vrai cabri !

banane cuite et pressée, une bonne dose d'énergie (et sucre)
Adelson montre la cadence!
On commence par grimper pour sortir du Vale do Capão et traverser le plato gerais do vieira où le vent nous souhaite la bienvenue :

on laisse le Capão derrière
plato gerais do vieira
Après 2h30 on arrive au poço dos cristais où la baignade sera très agréable histoire de se rafraîchir – Adelson m'a confirmé que tous les jours nous passerons par des poços/cachoeira pour faire trempette, beleza! :) Un casse-croûte et on repart à l'assaut du plato gerais do rio preto, avec vue sur les plusieurs morros marquant l’entrée dans le Vale do Pati


poço dos cristais
morro Manoel Vitor
en route vers le morro Branco do Pati
Si ça a été relativement plat jusqu'à présent les derniers km se feront sentir à descendre par un petit sentier bien pentu (pas très glissant par chance), puis une remontée, et une redescente pour enfin arriver à la casa da dona Lea, au pied du morro do Castelo.

tu vois les maisons sur la gauche? parait qu'il y a même une petite église
nous il faudra qu'on suive ce chemin en bas, et passe derrière la colline
casa da dona Lea, au pied du Castelo baignant dans la lumière su soleil couchant
Nous y ferons la connaissance d'autres randonneurs dont Irina et Janina (Suisse) guidées par Pedro, avec qui nous partagerons les excursions des 2 prochains jours (et donc à qui j'ai pu piquer des photos).
Le petit bain dans le rio pour terminer cette première longue journée fut agréable, en attendant le délicieux dîner bien mérité: 22 km et des paysages déjà bien beaux :)


Jour 2: Morro do Castelo et cachoeira dos Funis

Après une bonne nuit, un super café da manha (pão de queijoooooooo!!!!), nous partons à l'assaut du morro do Castelo.
J'ai voulu immortaliser la pente à affronter et les pierres à grimper... ce qui sera mon dernier cliché ! Nooooooooooooooooooooooo !!!! Mais, comme je t'ai expliqué, ma frustration s'est vite dissipée, et j'ai décidé de mettre l'appareil au fond du sac et me concentrer sur MA rando, tant pis pour les photos.

et Adelson qui est aussi à l'aise sur plat qu'en montée ^^
Nous ne sommes pas allés jusqu'au sommet du morro, mais nous sommes arrêtés à 2 mirantes, dont un auquel on accède en traversant une grotte. À un moment nous avons fait une pause dans l’obscurité la plus totale, et c'était une sensation assez étrange : avoir les yeux et oreilles bien ouverts et ne rien percevoir pour autant.

oui c'était beau comme ça -photo prise sur le site expedicaoandandoporai
Après avoir profité de la vue magnifique, une descente assez soutenue et un peu de marche le long du rio, nous arrivons à la cachoeira dos funis pour un bain et un picinic bien mérités.

photo prise sur le site calangotrekking
Seulement 12 km mais beaucoup de dénivelé avalé, et ce n'est que le 2e jour... les étirements sont incontournables si je veux pouvoir réussir à me lever demain ! ^^


Jour 3 : casa da dona Lea – Cachoeirão por cima – casa do Domingos

Ce matin, ça commence fort avec l'ascension du morro do Sobradinho, à travers la mata humide et glissante, d'où on aura une belle vue sur le morro do Castelo. Mais notre petit groupe a un bon rythme de marche, car il ne nous a fallu que 1h30 pour avaler le dénivelé et atteindre le Vale do Cachoeirão.

coucou le Castelo - photo Janina/Irina
vale do Cachoeirão - photo Irina/Janina
Nous arriverons enfin au Cachoeirão qu'on observera du dessus (por cima) : il n'y a pas beaucoup d'eau, mais c'est sympa d'observer comment l'eau change de forme au fil de sa chute, ondule, remonte. Et dire que demain, moi, je serai en bas ! Et je ne le sais pas encore mais ce sera un spectacle fabuleux et très différent...et qui se mérite !

ici aussi c'est mieux de se coucher pour observer - photo Janina/Irina
demain, je serai au niveau du petit bassin tout en bas - photo Janina/Irina
demain y aura beaucoup plus d'eau... - photo Irina/Janina
Après le picnic nous nous séparons de Irina, Janina et Pedro qui rentrent sur Guiné – le circuit minimum recommandé c'est 3 jours - puisque nous descendons au cœur de la vallée pour aller dormir chez Domingos, qui vit dans un cadre idyllique. Toute l'année, tant d'isolement ça doit pas être marrant tous les jours certes (confirmé par Domingos), mais de passage c'est parfait pour se remettre de ce 3e jour avant le prochain.


Jour 4: Cachoeirão por baixo - casa da Prefeitura

Jusqu'à présent la météo a été sympa, et la pluie ne s'invitait que la nuit... mais ce matin ça tombe au réveil. N’ayant pas beaucoup de km à faire,on peut se permettre d’attendre un peu pour voir si on peut tenter le Cachoeirão par en-bas (por baixo).

Par chance vers 10h ça s’arrête - de la chance ? Vraiment ?... -  et on part le long du rio : ce sera pas évident car en passant par la mata, beaucoup de pierres sont très glissantes. Puis quand on quitte le bois, on commence à crapahuter sur des roches énormes : Adelson est un très bon athlète, et malgré son grand sac - moi je n'ai rien, j'ai laissé chez Domingos - il nous improvise un chemin pour accéder au pied de la cascade, au niveau du poço qu’on voyait tout petit d’en haut la veille. Et l'avantage de la pluie , c'est que aujourd’hui il y a de l'eau, et même beaucoup d'eau : c'est un tout autre lieu que ce que nous avons surplombé hier; magique, tout simplement (dommahe que les photos soient de basse qualité, mais déjà y en a!)
Et malgré le vent, j'ai plongé avec plaisir histoire de me recharger en énergie: je crois que ce sera la meilleure baignade des 5 jours.

hier il n'y avait même pas 1 chute d'eau - photo Adelson
être au pied de toute ces chutes était simplement magique, incroyable :D - photo Adelson
aujourd'hui il y a de l'eau! (remonte 3 photos en arrière) - photo Adelson
Je n’étais pas du tout à l'aise pour crapahuter sur les roches, en faisant attention de pas me casser la gueule, et même si pour lui c’était bien facile – un cabri je te dis ! - Adelson a fait en sorte de trouver des chemins pas trop difficiles.

Après en avoir fait le plein d'énergie et pris plein les mirettes, on repasse par la casa de Domingos où on récupère nos affaires, et cap sur Prefeitura, où une casa de apoio sera notre refuge pour la nuit. Cette fois pas d’hôte pour nous faire le jantar et café da manha, mais nous retrouvons 1 jeune brésilien et son guide ainsi que le « garde » de la casa, pour partager la soirée (enfin à 21h j'étais au lit, jaja).
On est au pied du morro do Castelo, et enfin j'en comprends le nom : de cet angle, cela ressemble vraiment à la tour d'un château fort.

photo trouvée sur tripadvisor
Au bilan, 15 km pas faciles, mais certainement mon jour préféré pour ce spectacle inattendu au pied du Cachoeirão. Très peu de personnes le font car il faut rester au moins 4-5 jours et avoir la condition: même si mes jambes souffrent par moments, je ne regrette vraiment pas de m’être engagée sur cette durée.


Jour 5: Casa da Prefeitura – Capão

Pour ce dernier jour, la pluie qui a rempli le rio nous empêche de réaliser l'itinéraire initialement prévu par la cachoeira do Calixto. Mais c'est pas bien grave si nous n'en voyons pas aujourd'hui : le spectacle offert la veille compense. Et puis je commence à fatiguer, et va falloir tenir car ce sera quelques 23 km qui nous attendent pour renter jusqu'à Capão.

Étant au fond de la vallée j'ai compris que ce serait pas plat, mais c'est pas le plus gênant le pire ce sera la boue/l'eau rendant la progression peu évidente, et, disons-le, chiant. Honnêtement pendant 2h30 je n'ai pas du tout kiffé la rando, à trop me concentrer sur mes pas pour éviter la glissade et de trop me tremper les chaussures :s
Mais ça fait partie du jeu, et j'étais contente (et bien plus rapide) quand nous avons retrouvé un terrain presque sec.

En arrivant à Bomba, je me suis pris un açai plus que mérité (pas le meilleur malheureusement), et j'étais heureuse et fière de l'effort que je venais de réaliser : d’après les estimations d'Adelson, on aurait fait dans les 87 km, et pas que du plat, ni que du sec !
Et si tu ajoutes les km marchés vers Riachinho et Fumaça, j'aurais donc marché plus de 110 km en 1 semaine ! Sans vraiment trop en souffrir – ça aurait pu être pire – et surtout j'ai adoré. Quel bien fou de marcher dans la nature, et de piquer une tête dans tant d'endroits sauvages loin des foules.

Bref, vraiment je me suis fait un beau cadeau et suis très reconnaissante à Adelson pour m'avoir fait ce circuit soutenu – mais il a estimé que je pouvais le faire – me permettant de profiter un max du Vale do Pati.

Désormais cap sur Lençois où je ferai mon dernier volontariat.

Brasil – Chapada Diamantina, un diamant pour les randonneurs et amateurs de cascades

Située à plus de 400 km de Salvador, dans l'intérieur, c'est après 7h de bus de nuit que je débarque à Palmeiras, l'une des portes d'entrée de ce parc gigantesque – 1520 km².
La tête dans le coaltar, j’embarque dans un van loin d'être neuf pour rejoindre le bled de Caete-açu (ou Capão), pour ma première étape.
Si quelques siècles en arrière ce sont les garimpeiros qui venaient arpenter les lieux en recherche de diamants – d'où le nom du parc – désormais ce sont les amateurs de nature (randonneurs, personnes au mode de vie alternatif) qui viennent profiter de ce joyau naturel. Mais quand je vois l'état de la route, enfin de la piste, je comprends vite que les beautés dont recèle ce parc se méritent.


au fond à gauche, le Morrão emblème du parc
Après 1 sieste pour récupérer, je décide de partir pour LA cascade du coin, Fumaça, qui serait le plus haute du Brésil (perso, je reste perplexe quant à cette affirmation... ). 
Arrivant vers 12h30, le guide à l'entrée me déconseille de commencer maintenant car il pourrait pleuvoir, et je vais devoir « courir », la vallée plongeant dans l'obscurité vers 18h. Un peu déçue, je me résigne et je repars sur la piste principale pour arriver jusqu’à Riachinho. Après m'être délestée de R$12 (il n'y a pas d'entrée à payer pour accéder au parc, et donc il faut payer l'accès à certains endroits, quand c'est pas guide casi obligatoire; si ça permet de préserver la beauté des lieux...), j'ai pris un bain de pieds très agréable.


Riachinho
couleur due à la matière organique dissoute
Le lendemain bien décidée à profiter de Fumaça avant que la pluie et les foules arrivent, j'entre sur le site à 8h15. Et après un peu plus d'1h30 de marche (sans me perdre alors qu'ils essaient de te faire prendre un guide à l'entrée) j'arrive, et je suis seule :)

Caete-açu et autres maisons éparpillés dans la vallée du Capão


Et pendant la première heure, pas plus de 10 personnes sont arrivées donc je suis retournée plusieurs fois m'allonger sur la pierre pour admirer la chute changer d’aspect selon la lumière et le vent, et même capter un arc-en-ciel

l'eau remonte! et tu comprends le nom de "fumée"

arc'en-ciel! :D

Ensuite je change de mirante (vue moins intéressante), puis je décide de rentrer, et je vais en croiser des gens sur le retour.
Le guide à l’entrée du site me dira que plus de 70 personnes sont rentrées après moi : de quoi former une file d'attente pour s'allonger sur la pierre, tirer le selfie et basta. Pas de quoi profiter comme j'ai pu le faire.

ça reste pas mal quand même
Ça me confirme que j'aime commencer les randos tôt, pour profiter des merveilles de la Mãe Terra en toute tranquillité (sans compter que j'évite la chaleur) :)

Capão étant relativement isolé, vu l’état de la piste et le peu d'options de transport existant, j'ai compris que je ne pourrai atteindre facilement la partie centre – Mucugê – et sud - Ibicoara – du parc. A moins de lâcher les reais et tout faire en transport privé... Dommage car il y a de belles cascades vers là-bas – Fumacinha, Buracão, Siberia – mais j’aime penser que ce côté peu accessible aide à protéger le parc du tourisme de masse.

Mais j'ai quand même envie d’en profiter à fond et je veux m'offrir de quoi célébrer la fin de mon aventure (on s'approche des 3 ans) : je décide de me payer un trek de 5 jours dans le fameux Vale do Pati, qui serait le trek le plus beau du Brésil...
Certes le prix m'a un peu rebutée au début, mais les agences/guides s’alignent un peu tous et comme c'est la saison basse je n'ai pas beaucoup le choix. Et puis il faut dire que je suis bien contente d'avoir trouvé Adelson – c'est lui qui m'avait accueillie à Fumaça le premier jour – qui acceptera de ne partir qu’avec moi: la difficulté de voyager seule, c'est que pour ce genre d'activités il faut un groupe minimum. Et qui dit groupe dit différents rythmes de marche/endurance/envie, alors que là ce sera un programme "personnalisé" (bien soutenu) pour en profiter à fond.

Certains tentent le trek en autonomie, ce que je déconseille plutôt après coup. Parce que même si t'es un champion du camping, ou de Wikiloc, va trouver ton chemin parmi tous ceux qui existent! Alors que je n'ai qu'à me laisser guider et en plus je pourrai bien me reposer puisque ce sera nuitée dans des casas locais, appartenant à des familles ayant choisi de rester malgré l'exode rural : des 2000 âmes vivant de la culture du café/banana/cana autrefois, aujourd'hui une cinquantaine éparpillées dans la vallée compte notamment sur l'éco-tourisme pour survivre.

Brasil – cap sur le nordeste !

Enfin, je vais atteindre ce fameux nordeste, l'état de Bahia, la ville de Salvador, que j'attends depuis si longtemps … Mais c'est pas la porte d'à côté.

Depuis Vale das Princesas, 2 options : soit je repasse par Rio de Janeiro, soit je passe par la capitale du Minas Gerais, Belo Horizonte. Comme en général je ne retourne pas sur mes pas, tu devines ce que j'ai choisi ;)

BH depuis la praça do Papa
Déjà que j'aime de moins en moins les villes – c'est gris, c'est sale, c'est bruyant – alors après 3 semaines en pleine nature, ce fut un choc. Je commence donc par rester 2 jours à BH – on dit » béhaga » ici – en couchsurfing chez Victor, qui m'a indiqué où admirer de jolis graffs géants et me balader près de la lagoa da Pampulha :

avec Michael et Victor
lagoa da Pampulha


depuis la rua Sapucai, on peut voir une dizaine de fresques géantes et une a beaucoup attiré mon attention...
.. j'ai donc tout fait pour aller voir de plus près :)



Et pour terminer cette virée dans BH, ce n'est pas un dessin mais un message qui m'a beaucoup plu:

seul est perdu qui ne suit pas la direction de ses rêves
Puis cap sur Salvador, Bahia atteinte après 27h de bus !!! Encore que j'ai eu de la chance : je n'ai jamais eu de voisin de siège donc un peu plus confort, mais ça reste long – je crois que ça sera le plus long trajet dans un même bus que j'ai fait en 3 ans : l'aventure jusqu'au bout :)
Arrivée dans cette ville suffocante à la réputation dangereuse, j'ai pas accroché : c'était trop ville, trop touristique. OK, je suis restée dans LE coin touristique aussi – Pelourinho – mais c'est là où sont concentrés les hostales.

ruelle typique du Pelourinho
Mais quand j'y ai fait vite un tour en une matinée, j'ai senti que tout était fait pour les touristes- les mulheres baianas, la capoeira – et pas si authentique comme je l'avais idéalisé ; donc même pas une photo de ces 2 symboles de la cultura afro-baiana.





Et la pluie n'a pas aidé, jusqu'à offrir um por do sol issu d'un autre monde admiré depuis le largo de Santo Antonio!




obrigada Sol pour le spectacle, qui n'est pas fini...
et c'était bien mieux en vrai!
Peut-être qu'en restant un peu plus en couchsurfing, j'aurais pu apprécier un peu plus... Mais là, 1 jour 2 nuits m’auront suffi : tant pis pour le cours de percussions que j'aurais voulu prendre, ou au moins voir une répét' du fameux groupe Olodum (qui a tourné dans le clip de M.Jackson). J’ai donc mis le cap sur praia Imbassai, à 80 km au nord, pour un volontariat.

Imbassai, c’est peut-être pas Pipa (plage très connue, plus au nord) mais ça en ferait rêver plus d'un(e) : bled tranquille, avec une plage de sable blanc s’étendant sur des km et eau chaude.

à juste 10 min de marche de l'hostal :)


Ça me va pour quelques jours... mais pas plus. Je me rends compte que le climat tropical – chaud, humide, soleil fort, moustiques – je supporte pas. Puis comme c'est saison basse, j'ai pas grand chose à faire niveau volontariat : un peu d'arrosage du grand jardin, un peu de travaux. J'aurais au moins appris que le poivre ça pousse sur un arbre :)

mission: retaper la frange supérieure du mur à base de terre/paille
ma récolte de poivre rose
Et malgré la fatigue globale du voyage, si j'ai rien pour m'activer et qu'il n'y a pas plus de buena onda qui se dégage, je m'ennuie vite. Et vu le soleil super fort, laisse tomber la moindre excursion à la plage ou ailleurs en journée.
Donc malgré le cadre super sympa de l'hostal – mais ça ne fait pas tout, les gens qui y vivent ça compte énormément, et peut-être même plus - le café da manha muito saboroso – probablement le meilleur que j’ai vu servi en hostal – je suis partie au bout de 10 jours.

Mais si tu viens dans le coin et veux fuir la ville de Salvador, plutôt que de rester dans le très touristique (donc cher) Praia do forte à 12km, pense à l'éco-hostal Lujimba.

Initialement je pensais remonter vers Fortaleza, ma dernière étape brésilienne (et du voyage), par la côte, mais j'ai changé de plan et mis le cap sur le parque nacional da Chapada Diamantina : des vallées, un climat plus frais, des cascades et des randos, c'est déjà plus ce que j'aime a priori :)