Escale à Tunja

Si tu veux découvrir Bogotá, désolée ce n'est pas le bon endroit... mais je t'invite à lire mon blog sur la Colombie où je t'emmène au Museo del Oro, Museo Botero, Monserrate et autres ;)
La raison de ce départ "précipité" de la capitale (ça fait pas 24h que j'ai atterri et je bouge déjà) est que l'auberge n'avait plus de lit dispo pour le soir même. Et quitte à changer d'auberge, autant changer de ville, pour me rapprocher déjà un peu de la destination que je devrais atteindre dans qqs jours.

J'ai donc décidé de mettre le cap sur la ville de Tunja, à 3h au nord de Bogotá. J'aurais pu me rendre à la fameuse Villa de Leyva, plus typique, plus touristique MAIS:
- j'ai déjà eu l'occasion de découvrir (et c'était super cool),
- c'est pas sur la route principale qui m'emmènera à Socorro.

Bref, Tunja, Tunja, Tunja... j'y suis restée 2 nuits et ça m'aura suffit ^^ 
Faut dire que sans guide papier, sans plan (l'office de tourisme n'en avait pas), j'ai simplement déambulé autour de la place centrale, la Plaza Bolivar, lieu de rdv de la plupart des ciudadanos:

la plaza Bolivar d'un côté

et de l'autre côté
En tout cas, partir à la découverte de Tunja n'est pas de tout repos vu que ça grimpe pas mal (en fait c'est plat juste autour de la plaza) et qu'il y a des dizaines de bus, à l'échappement défectueux qui circulent dans les ruelles (encrasse tes poumons!):

et c'est pas la plus pentue!
Heureusement qu'avant d’entamer ma visite j'ai pris un almuerzo tipico; pour seulement 6000 COP (même pas 2€), j'ai eu droit à un jugo de lulo, una sopita (soupe avec plein de trucs dedans) et ça:

riz+patate+viande+haricots+ qqs légumes quand même 

Autant te dire que j'étais calée pour un bon moment! 
Bref, Tunja c'est pas mal d'églises/temples/chapelles (et autres lieux de cultes), mais sans guide je peux pas te donner plus de détails:

une première église
une autre
l'intérieur d'un autre temple

le clocher d'une autre chapelle
Au détour d'une ruelle, je tombe sur le cementario central dont l'allée principale m'a intriguée avec ses mausolées, tous plus grands et colorés les uns que les autres. Tenté par l'au-delà? Allez viens, je t'emmène là où "terminan las vanidades del mundo":



"petit" mausolée
Et si tu ne fais pas partie d'une riche famille qui a prévu assez d'emplacement pour 4 générations (je te promets y avait des trucs à 4-5niveaux!), c'est mausolée commun ou terrain vague:

stairway to heaven
joue avec ton appareil photo pour faire un ton dramatique

Sinon, dans un registre un peu plus "joyeux", Tunja c'est aussi:
- quelques petites places où les pigeons aiment bien se la (rou)couler douce:


- un peu de street art par-ci par-là (mais rien à voir avec Bogota!):


- des trucs que tu comprends pas trop:

si cette maison n'est pas à vendre, à échanger(?), ne s’hypothèque pas, ne se loue pas et ne je-ne-sais-pas-quoi, à quoi ça sert d'afficher quelque chose???!!!!
Et puis surtout, dès que tu lèves les yeux, tu te rends comptes que c'est un véritable micmac au niveau du réseau électrique (comme dans d'autres villes colombiennes):


un mini taxi typique de Colombie
c'est les oiseaux qui ont le choix pour se poser
Bref, ma petite escale à Tunja s'achève là, au moins je pourrais dire que j'y suis allée. Prochaine destination: Socorro (à 4h de bus au nord), où je vais commencer à travailler dans ma première finca.

Où suis-je?

Si tu veux me suivre à la trace, je dois être par là:

Tunja

Marseille - Amsterdam - Bogota

Mardi 5 avril 2016, 5h30:
après une courte nuit (pas très malin de se coucher à 0h30, mais je voulais profiter de Marseille jusqu'au bout- merci Astrid), le réveil sonne: c'est l'heure!!!!

Bon t'imagine mon état d'excitation, donc je vais pas philosopher sur ça. Et puis je vais pas non plus épiloguer entre le réveil et l'arrivée à l'aéroport. Donc on se place direct à Marignane: il est 7h15, je suis large, mon vol n'est qu'à 9h30.
Première mission: faire filmer mon sac, pour éviter que les sangles se prennent dans le tapis et avoir la super bonne surprise d'avoir un sac éclaté à l'arrivée.
Évidemment je suis dans le hall 4 (là où je dois faire le check-in) et le seul endroit où on peut faire filmer son sac est dans le hall 1...

Une fois le sac filmé, l'embarquement (dans le hall 2 cette fois - c'est bien, je visite l'aéroport) n'étant qu'à 9h10, ça laisse le temps de partager un dernier ptit déj français (croissant +pain au chocolat) avec les zouaves qui m'accompagnent en ce jour: ma môman, Elo (qui me supporte depuis 25 ans) et son chéri Olivier, Domi (qui supporte ma mère depuis 23 ans, et qui était mon instit en grande section).

merci Olivier pour la photo
8h50, il est temps de se rapprocher du contrôle sécurité, là où auront lieux les au-revoir pour de bon. Avant que les larmes ne coulent à flots (mais pas d'inondation tout de même), une dernière photo avec mes accompagnateurs:


Au final le temps d'aller acheter un peu de lecture et de passer au pipiroom, l'embarquement pour Amsterdam (je voyage avec KLM, ceci explique cela) commence. RAS sur le vol, ça dure un peu moins de 2h et comme il n'est que 2h30 en Colombie, j'essaie de finir ma nuit.

A Amsterdam, je n'ai que 45 minutes pour aller jusqu'à l'embarquement suivant, mais mes bagages sont enregistrés jusqu'à Bogota (normalement...). Du coup j'ai "largement" le temps d'arriver à la porte E20 après 10 bonnes minutes de marche.
Et c'est parti pour 11h de vol!!! Heureusement il y a de la musique, des films (j'en ai profité pour en regarder 3), de la lecture et le dodo (merci l'oreiller modulo de Decath - pas de torticolis en fin de vol). Et bien sûr j'oubliais: les pauses repas! :)

Bref, Bogota, 16h30 (23h30 en France):
RAS pour passer le contrôle migratoire: j'ai obtenu mon visa de 90 jours :)
Je récupère mon sac bien saucissonné, puis pars en quête pour retirer du cash. Après avoir tourné 5 bonnes minutes, je me rappelle (oui, j'ai déjà mis les pieds en Colombie, regarde sur la gauche du blog) qu'il y a un distributeur à l'étage. Après m'être sentie momentanément riche (j'ai retiré 600 000 COP, ras tas tas!), il faut que je prenne le bus qui va m'amener au centre de Bogota.

Et là j'ai cru que ça en finirait jamais: plus de 35 minutes pour parcourir même pas 3km, jusqu'à Portal, une plateforme intermédiaire aux environs de l'aéroport!!! Un truc de fou! Heureusement qu'entre Portal et le centre de Bogota c'était fluide, sinon j'y serais encore.
En tout cas sur la route vers le centre-ville, j'ai rencontré mon premier ange-gardien colombien: Jessica, ma voisine de bus.
Je lui ai juste demandé si elle savait comment aller de la station de bus Universidades jusqu'à la Candelaria, quartier où j'avais réservé mon auberge. Je pensais relier les 2 à pied, mais non: plutôt que me donner de simples indications à la descente du bus, Jessica me demande les coordonnées de l'auberge et me dit de la suivre. On chemine ensemble (bus+marche) jusqu'à ce qu'elle arrive à sa destination, qui n'était plus qu'à 3 minutes à pied de l'auberge. Elle m'a même filé son numéro de tel au cas où j'aurai besoin. 
Wahouuuu, tomber sur une personne si sympa après un long voyage ça fait du bien, c'est cool : Maman tu peux être rassurée :)

Bref j'arrive enfin à mon auberge - Alegria's Hostel - qui est perchée sur les sommets de la ville (ça grimpe bien): après une douche (bonheeeeuuuuuuurrrrrr), un passage éclair sur internet pour te dire que tout va bien, je file me coucher avec les poules de Bogota: il n'est que 20h30 ^^
Et malgré le bordel que feront mes colocs de dortoir, je peux te dire que j'ai super méga bien dormi jusqu'au lendemain 6h30.

C'est donc requinquée que je vais pouvoir attaquer ma première journée sur le sol colombien et décider de ce que je fais: rester à Bogota ou  commencer à me diriger vers le nord?